FANTASME
Clémence révassait. Encore 2 heures d'attente avant l'arrivée du dépanneur ; le radiateur de la chambre était en rade.2 heures! Elle ouvrit les robinets ; très vite , la mousse se format , la buée recouvrit les glaces et envahit la salle de bain . Chaud, Clémence aimait les bains très chaud ; en règle générale , elle aimait la chaleur sous toute ses formes.Elle alluma les bougies , enclencha le lecteur CD:Louise Attaque emplit la pièce.La musique, la lumière tamisée, la chaleur , elle allait passer un moment délicieux.
Une fois enveloppée d'eau presque brulante et de mousse odorante , elle alluma sa "cigarette qui fait rire"Le délice fut total pendant 1h30.La béatitude a une fin; Clémence se rappela de la venue du dépanneur et hata sa sortie de son mini sauna.La nuit était déjà tombée; c'était l'hiver.Elle aurait aimé enfiler son peignoir de satin bleu mais due se résoudre a opter pour un jean et un sweat ; dépanneur oblige!
17h15 : la sonnerie retentit.Par l'interphone , elle ouvrit la porte de l'immeuble et entrouvrit celle de son appartement.Elle entendit l'ascenseur prendre en charge le sauveur de son radiateur.
Il fut bientôt devant elle.
Ce fut comme une décharge électrique: il était plus que beau, il avait un charme fou et surtout un regard, un regard a n'avoir aucun regret a perdre son âme . Et ce regard la fixait avec un sourire aussi ravageur que ses yeux. Clémence le fit entrer et sut de suite que
tout pouvait arriver. Jamais elle ne s'était trouvée dans une telle situation ; une envie presque bestiale de cet inconnu .Elle ne comprenait pas très bien ce qui lui arrivait mais elle aimait ces frissons qui lui parcouraient l'"échine".A presque 50 ans , des hommes , elle en avait connu et ca n'est rien de le dire!!!:Des aventures d'un soir, des belles histoires, des passions aussi fortes qu'éphémères , et il y avait les
3 grands Amours de sa vie depuis presque 30 ans.
Clémence amena Le dépanneur dans sa chambre et lui désigna l'objet du délit. IL otat son blouson de cuir marron-rouge.Sa combinaison de travail laissait deviner un corps séduisant en diable:des cuisses musclées comme celles d'un rugbyman qu'elle affectionnait.
Son regard lui souriait toujours bien qu'il se soit mis au travail . A cet instant précis, elle aurait tout donné pour n'etre qu'une clé de 12!
Elle le laissa et regagna le salon , alluma une cigarette et fixa l'écran du téléviseur sans pouvoir donner le moindre sens aux images qui défilaient devant ses yeux.
Comme anesthésiée, Clémence ne l'entendit pas la rejoindre. Elle sursauta quand Il lui dit que le mal était réparé.
Sa bouche et ses yeux s'étaient associés dans le sourire.Sa voix était grave, chaude, éraillée,Tout ce qu'elle aimait!
Elle avait du mal a comprendre ce regard gourmand ,moelleux et brulant comme une brioche sortant du four.Il y avait longtemps qu'on ne l'avait plus regardé comme ça. Des hommes, il y en avaient dans sa vie mais pas de "nouveaux" depuis.....! Le plus récents de ses amants , elle le connaissait depuis 10 ans ; c'était toujours aussi chouette mais....10 ans(.Comme la majorité de ses "réguliers "). Il y en avait de plus "anciens" qu'elle voyait + ou - souvent mais omniprésents dans sa vie . Clémence se disait souvent qu'elle avait raison de refuser la vie a 2 ; Le quotidien tue le plus grand des amours . Imaginez Roméo et Juliette au bout de 10 ans de mariage, elle est certaine qu'ils se jettent la vaisselle a la tête ou c'est la "Cendrillon" de J.L Aubert. Sa solitude était sa force, sa LIBERTE.Clémence était fidèle a tous ceux qu'elle aimait et qui l'aimaient.
Le dépanneur lui donnait l'impression d'avoir 20 ans , d'etre belle et désirable .
Clémence a toujours aimé ces premières minutes d'une nouvelle relation.
La séduction est plus qu'un jeu , c'est un art .
Sans qu'elle esquissat le moindre mouvement,Clémence laissa la main de l'homme s'engouffrer sous ses cheveux. Sa nuque tout d'abord, puis tout son corps furent parcourus d'une déferlante de chaleur, comme la lave s'évadant du volcan.
C'était si bon.
Comme a chaque fois, elle éprouvait un désir provenant du plus profond de ses entrailles ; les caresses de l'homme étaient éfleurements; sa bouche survolait ,telle une plume, son cou. Elle avait déjà cédé , elle le savait mais en même temps que le plaisir , elle ressentait la peur, la pudeur, la timidité d'une jeune vierge. Elle ressentait toujours cela, même avec ses amants si elle était quelques mois sans les voir. Mais elle aimait cet éternel sentiment de 1ère fois, elle en avait besoin et trouvait que c'était un des plus beau et fort moment d'une relation et valait forcément le coup d'être vécu!
Tout en continuant a caresser délicatement le cou et le visage de Clémence, l-homme la fit se lever et l'entraina sur le lit.Clémence pris avec volupté les baisers de l'homme.Il était d'une rare tendresse et venant d'un inconnu , cela n'en était que meilleur.
Pas un mot ne sortait de sa bouche .Clémence n'en voulait pas , regrettant malgré tout le son de sa voix.Ses doigts aériens, presque timides continuaient a faire tourner les sens de Clémence.
Avec une légéreté difficile a imaginer pour un homme bati comme lui, il la déshabillait comme s'il avait peur de la casser.
Ces merveilleuses sensations tactiles durèrent un très long moment mais avait-elle encore notion du temps?
Enfin , il plongea en elle; instant magique; et toujours cette délicatesse qui lui donnait presqu'envie de pleurer d'émotion!
La non plus , elle ne saurait dire combien de temps cela dura et ce fut si bon, si tellement bon.
Bien qu'il soit sorti de son ventre, Clémence se sentait toujours emplie de leur plaisir.
Il la tenait dans ses bras comme pour la protéger.Son regard d'acier rieur plongea dans celui de Clémence. Sa voix chaude lui murmura:"merci"; elle voulut lui répondre mais il lui imposa le silence d'un baiser a vous faire fondre.Elle se laissa aller.Elle voulait profiter de chaques secondes de lui, sachant que l'heure de la séparation avait sonnée.
Elle le regarda se rhabiller.Il prenait toujours le temps de la caresser, de l'embrasser.Bientot , il fut pret.Clémence enfila son peignoir de satin pour le raccompagner a la porte.Il l'embrassa comme s'il quittait son épouse bien-aimée.Clémence lui rendit avec la même ferveur son baiser. Pourvu qu'il ne parle pas maintenant. Clémence aimait ces belles histoires sublimes et éphémères. S'ils devaient se revoir , ils se reverront.
La porte se referma.
Clémence savait qu'elle allait passer sa soirée ,et encore beaucoup d'autres, sur un petit nuage.
Elle retourna se coucher, refusant la douche pour garder son odeur et etre sure qu'elle n'avait pas révé.
Rien que pour ca , la vie vaut d'etre vecue .
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